Dossier technique GTB
Installation de GTB pour les obligations BACS
Mis à jour le · Rédaction Pilotage Bâtiment

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L’installation d’une GTB commence par l’examen du bâtiment et de ses systèmes. Le responsable technique doit savoir quels équipements piloter, quelles données obtenir et comment vérifier les fonctions livrées. Pilotage Bâtiment transmet votre demande à un prestataire spécialisé sélectionné ; celui-ci établit le devis et réalise la mission.
Définir ce que le bâtiment doit permettre
Un projet peut répondre à plusieurs besoins : examiner les obligations BACS, reprendre une supervision existante, améliorer les horaires ou disposer d’un suivi énergétique. Chaque besoin doit devenir une fonction observable. Le dossier de consultation distingue les exigences réglementaires retenues et les options d’exploitation. Une proposition qui les mélange rend les devis difficiles à comparer et peut masquer les limites de l’installation.
Commencez par les usages. Identifiez les zones, les horaires et les équipements qui les desservent. Les activités continues, les périodes d’inoccupation et les dérogations doivent être décrites. La GTB ne corrige pas automatiquement une sonde mal placée ou une production défectueuse. L’état initial doit faire apparaître ces défauts pour séparer réparation et fonctions nouvelles.
Le marché doit préciser les utilisateurs : exploitant, gestionnaire et responsable de parc selon le cas. Les personnes qui modifient les horaires n’ont pas nécessairement les droits d’administration. Demandez une interface et une formation adaptées à leurs tâches réelles. Une démonstration avec un compte technique ne montre pas la prise en main quotidienne par le gestionnaire.
Vérifier le périmètre BACS
L’article R. 175-2 du CCH, version en vigueur vise les activités tertiaires et les systèmes de chauffage ou de climatisation, combinés ou non avec la ventilation, selon la puissance nominale utile et la situation. Le propriétaire du système est à identifier. Le seuil ne se déduit pas de la surface du bâtiment. Les documents de production et leur configuration sont nécessaires à une analyse documentée.
Le calendrier distingue plusieurs cas. Le 2° du II conserve l’échéance du 1er janvier 2025 pour les autres bâtiments de plus de 290 kW, sous réserve de l’étude prévue. Le 4° du II prévoit le renouvellement et au plus tard le 1er janvier 2030 pour les autres bâtiments de plus de 70 kW. Les cas du neuf restent à examiner à partir du permis. Le report ne signifie donc pas que tous les projets peuvent être différés.
Le système doit satisfaire les fonctions décrites par l’article R. 175-3 du CCH : fonctions et données dans le périmètre applicable. Demandez une matrice entre chaque fonction, les équipements concernés et les preuves. La classe de performance annoncée et le nom commercial de la solution ne remplacent pas ce travail. Une éventuelle étude économique répond à une méthode propre ; le simulateur de retour simple ne produit pas une exemption.
Faire l’état des lieux
Réunissez les plans, le DOE, les références et les versions. L’inventaire doit décrire les automates, les mesures, les commandes et les interfaces. Indiquez les accès disponibles sans transmettre leurs secrets dans la demande publique. Les documents manquants deviennent des investigations à organiser avec le professionnel. Un état initial partagé permet aux candidats de répondre sur la même base.
La visite doit associer l’exploitant et les responsables des équipements. Confrontez les synoptiques au terrain. Une valeur affichée peut être calculée, figée ou issue d’un équipement déposé. Le rapport distingue les constats, les déclarations et les points impossibles à vérifier. La reprise de l’existant doit être étudiée avec ses limites avant de décider d’un remplacement global.
Lorsque les interfaces restent incertaines, demandez un pilote. Il vérifie une chaîne utile de mesure et de commande, l’historique et la reprise après interruption. Les tests doivent être autorisés et adaptés à l’exploitation. Le compte rendu indique les paramètres et les résultats. La généralisation du chantier doit dépendre de ces preuves et d’une décision écrite sur les variantes nécessaires.
Concevoir l’architecture et les séquences
L’analyse fonctionnelle traduit les usages en modes, priorités et conditions de commande. Elle précise l’occupation, les dérogations et le retour à l’automatique. Le professionnel explique où les fonctions sont exécutées : automate local, serveur ou plateforme. Le gestionnaire doit connaître les dépendances et le comportement en cas de panne. Les protections des équipements restent sous le contrôle des intervenants compétents.
La liste des points contient les identifiants, les unités, les zones et le sens des échanges. La lecture et l’écriture sont séparées. Une passerelle nécessite un mapping documenté et des essais. Les protocoles ouverts peuvent aider l’intégration, mais ne suppriment pas les questions de versions, de licences et de droits. Le DOE doit permettre à un futur intervenant de comprendre ces choix.
Le plan de comptage relie les mesures aux systèmes et aux décisions d’exploitation. Demandez les exports, les statuts de qualité et la règle de traitement des données manquantes. Les historiques doivent rester récupérables, notamment lors d’une migration. Les périmètres GTB et OPERAT doivent être rapprochés lorsqu’un volet déclaratif existe, sans les considérer automatiquement identiques.
Consulter sur un périmètre comparable
Le cahier des charges décrit les équipements, les fonctions et les conditions de réception. Demandez aux candidats une décomposition du prix, leurs hypothèses et les exclusions. Les travaux électriques, le réseau et l’instrumentation doivent avoir un responsable. Une proposition limitée au logiciel ne doit pas être comparée sans retraitement à une offre comprenant tous les travaux nécessaires.
Le choix de l’intégrateur porte sur sa capacité à reprendre le matériel et à livrer les fonctions. Demandez des preuves comparables, un plan d’essais et des conditions de suivi. Une formule « toutes marques » ne montre pas que les programmes du site sont accessibles. Le prestataire doit expliquer la méthode de traitement des incertitudes et le mécanisme d’accord sur les travaux supplémentaires.
Les CEE sont examinés séparément. La fiche Fiche BAT-TH-116 vA62-6, applicable depuis janvier 2025 prévoit des conditions propres à l’opération et à l’état initial. Demandez la version applicable, la proposition d’aide et la chronologie des pièces. Le financement ne remplace pas le devis technique, ni les critères de réception. Le coût brut et le reste à charge doivent rester visibles, avec les éventuels abonnements et charges d’exploitation.
Réaliser les travaux avec un plan de bascule
La méthode d’intervention décrit les étapes, les accès et les effets sur le service. En bâtiment occupé, les coupures doivent être convenues avec les responsables. Le prestataire propose son calendrier à l’issue de l’état des lieux. Les dépendances de réseau, de documentation et d’autorisation doivent être levées avant les opérations qui les utilisent.
Une migration prévoit la sauvegarde de l’état initial et une procédure de retour arrière. Si deux systèmes coexistent, la règle de commande doit éviter des consignes concurrentes. Demandez le devenir des historiques et la correspondance entre anciens et nouveaux points. Les changements réalisés pendant le chantier doivent être reportés dans l’analyse fonctionnelle et le DOE.
Les accès distants sont validés avec la direction informatique. Les comptes correspondent aux rôles et aux intervenants autorisés. Le contrat organise l’ouverture, la fermeture et les traces de maintenance. Ne distribuez pas un compte commun par facilité de chantier. Les sauvegardes, les versions et les outils de restauration doivent être connus avant la mise en exploitation.
Vérifier les fonctions à la réception
Le plan d’essais reprend les exigences du marché. Chaque scénario indique l’état initial, l’action, le résultat attendu et la preuve. Vérifiez les horaires, les commandes, les alarmes et les exports. Un écran qui s’affiche ne démontre pas un effet sur les équipements. Les essais sensibles doivent être préparés et autorisés avec l’exploitant.
Prévoyez la perte de communication et la reprise dans un périmètre maîtrisé. Demandez que les anciennes valeurs soient distinguées des mesures actuelles lorsqu’un échange est interrompu. Les modes locaux et les procédures doivent être compris par l’équipe. Les essais saisonniers impossibles le jour de la réception restent dans une procédure différée, avec une action et un responsable.
Le DOE final rassemble les points, l’architecture et les paramètres réellement livrés. Les sauvegardes et les droits nécessaires sont transférés selon le contrat. La formation comprend une manipulation par un utilisateur du site. Les réserves sont levées sur une preuve, pas uniquement sur une intervention facturée. L’inspection BACS et le contrôle CEE restent des dossiers distincts de la réception du marché.
Organiser l’exploitation après le chantier
Le contrat de maintenance décrit la couverture, les exclusions et les niveaux de service convenus. Il précise qui traite un défaut de réseau, de matériel ou de programme. L’exploitation quotidienne des horaires et alarmes doit être attribuée. Une supervision sans responsable de revue peut produire des informations sans action. Demandez une procédure pour les modifications et les anomalies récurrentes.
Les changements de bâtiment nécessitent une mise à jour des documents : production remplacée, zone redistribuée ou horaires modifiés. Le suivi doit conserver les versions et les preuves d’essais. La réversibilité décrit les données, les programmes et les outils récupérables en fin de contrat. Le propriétaire doit connaître les dépendances qui pourraient rendre une reprise difficile.
Choisir le dossier à approfondir
Les pages ci-dessous suivent les décisions de consultation. Le prix explique la comparaison des périmètres ; l’intégrateur traite les compétences de reprise ; le cahier des charges prépare les engagements. Le calendrier, la puissance et l’étude économique structurent l’examen réglementaire. Le classement et les CEE disposent de dossiers séparés pour éviter une preuve attribuée au mauvais objet.
Pour l’existant, l’audit et la rénovation préparent le choix entre reprise et remplacement. Les pages GTB-GTC et protocoles décrivent les limites d’architecture. Chauffage, comptage et cybersécurité rendent les fonctions plus précises. Réception, inspection et maintenance organisent les vérifications et la suite du contrat. Les dossiers bureaux et multisites adaptent cette méthode aux contraintes d’occupation et de parc.
Avant de transmettre la demande, vous pouvez utiliser les outils de cadrage. Le test identifie les informations à confirmer ; le calculateur montre l’effet de vos hypothèses économiques. Leur résultat reste local dans votre navigateur et ne constitue pas une validation réglementaire. Décrivez ensuite le besoin, les systèmes et les documents disponibles, sans joindre de secrets d’accès.
Questions pratiques
Qui réalise la mission ?
Votre demande est transmise à un prestataire spécialisé sélectionné. Il examine le besoin, établit le devis et réalise la prestation selon le contrat convenu.
Une supervision neuve suffit-elle pour BACS ?
Il faut examiner le périmètre et les fonctions requises, puis leurs preuves sur l’installation. Le nom de la solution et son écran ne suffisent pas.
Peut-on conserver une GTB existante ?
Demandez un audit et des options de reprise. Les fonctions, interfaces, accès et conditions de maintenance doivent être démontrés.
Comment préparer un budget ?
Demandez une décomposition sur inventaire, avec travaux périphériques, essais, documentation, licences et charges récurrentes.
Pages pour préparer la décision
Sources officielles et documents de référence
Références consultées le 1er octobre 2026.